Visualizzazione post con etichetta Letture spirituali. Mostra tutti i post
Visualizzazione post con etichetta Letture spirituali. Mostra tutti i post

martedì 31 ottobre 2017

La pace interiore: una urgenza spirituale (p. Jacques Philippe) (FR.)

Risultati immagini per p jacques philippe

La paix intérieure, une urgence spirituelle

Sommaire 
  • 1 L’appel à se laisser pacifier.
  • 2 La paix intérieure, promesse divine.
  • 3 Pourquoi chercher la paix intérieure ?
  • 4 Un long travail de réconciliation.

L’appel à se laisser pacifier.

« Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Dans l’attente de ce jour, frères bien aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix. » (2 P 3, 13-14)
En conclusion d’un passage qui évoque la venue du Jour du Seigneur à la fin des temps, et utilise les images de l’apocalyptique traditionnelle, il est remarquable que saint Pierre nous exhorte à ce que ce Jour « nous trouve en paix ». Non pas dans l’angoisse ou la peur, mais dans la paix.
Nous ne devons évidemment pas spéculer sur la fin des temps, seul le Père connaît le jour et l’heure ; mais il me semble qu’il y a là un enseignement fondamental pour aujourd’hui : plus l’Eglise et le monde vont vers leur achèvement, plus la création gémit dans les douleurs de l’enfantement, plus le chrétien est invité à être en paix. Plus le monde traverse des crises, plus la société est marquée par des tensions et des insécurités, plus il est nécessaire de trouver la paix véritable, de se laisser en profondeur pacifier par le Christ.
Je crois qu’il a là une urgence spirituelle. Plus l’Eglise avance dans sa marche dans l’histoire, plus elle est appelée à vivre chacune des Béatitudes, et tout spécialement la septième : « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ».
Il y a donc un appel très fort à nous laisser pacifier par le Christ, à accueillir dans notre cœur la paix de Dieu. J’irais jusqu’à dire que le premier devoir d’un chrétien, ce n’est pas d’être parfait, ni de résoudre tous ses problèmes, c’est d’être en paix. Je rejoins tout à fait Etty Hillesum quand elle s’exprimait ainsi en 1942: « Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.[1] »
Si mon cœur n’est pas pacifié, je serai vulnérable à toutes les forces de divisions, à toutes les spirales de peur et de violence qui agitent le monde. Tout ce qui n’est pas pacifié en moi donne prise au mal, est comme une porte ouverte au démon, aux forces de dissociation par lesquelles il veut entraîner le monde à sa perte. Cela s’est vérifié trop souvent dans l’histoire du XXe siècle : on a vu de nombreuses personnes, que ce soit en Europe ou au Rwanda, soit disant bonnes chrétiennes, parfois mêmes engagées dans l’Eglise, entraînées à commettre des choses, des actes de violence ou de lâcheté, dont elles n’auraient jamais pensé être capables. La raison profonde en est que, quand le cœur de l’homme n’est pas vraiment pacifié par Dieu, quand il est encore habité par des peurs, des mécanismes de défenses, et qu’il se trouve plongé dans un contexte où le mal se déchaîne, où la violence, la haine, les attitudes partisanes se répandent, où la pression sociale devient de plus en plus forte, il devient incapable de résister et se laisse entraîner à commettre le mal. A certains moments de l’histoire, la bonne moralité ne suffit plus…
Nous devons donc nous tenir prêts, comme le dit Jésus dans l’Evangile, car nous ne savons ni le jour ni l’heure. Pour moi, un aspect essentiel de cette vigilance spirituelle est de veiller sur notre cœur, et de l’éduquer à demeurer, quoi qu’il arrive, dans la paix de Dieu.
Il est remarquable que, parmi les Béatitudes présentées par l’Evangile de saint Matthieu, celle des artisans de paix soit la septième. Le chiffre sept indique un achèvement, une plénitude, un couronnement. L’homme des Béatitudes rayonne la paix. Dans la liturgie eucharistique latine, le mot « paix » se trouve sept fois entre le Notre Père et la communion. L’eucharistie est par excellence un lieu de pacification du cœur, de repos en Dieu.
Si nous empruntons le chemin des Béatitudes, celui de la pauvreté spirituelle et de toutes ses expressions (douceur, affliction, faim et soif de justice, miséricorde, pureté du cœur), le fruit en est la paix du cœur, qui nous permet de devenir artisans de paix autour de nous, et de mériter le titre si beau de Fils de Dieu. Et seule l’acquisition de cette paix permet de vivre la huitième béatitude, autrement dit de recevoir la persécution comme un bonheur et non une disgrâce.

La paix intérieure, promesse divine.

Acquérir la paix, même si cela exige un long travail, est davantage l’accueil d’une promesse qu’un exercice d’ascèse. Le long discours de Jésus après la cène dans l’Evangile de Jean, est très significatif à cet égard. Il commence ainsi, au début du chapitre 14 : « Que votre cœur ne se trouble pas ! ». Un peu plus loin on y trouve ces mots : « Je vous laisse ma paix, c’est ma paix que je vous donne, je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie. » La paix promise par Jésus n’est pas celle du monde (la tranquillité de celui pour qui tout va bien, dont les problèmes sont résolus et les désirs satisfaits, paix somme toute assez rare…) ; elle peut être reçue et expérimentée même dans les situations humainement catastrophiques, car elle a sa source et son fondement en Dieu. A la fin du chapitre 16, juste avant la prière sacerdotale, adressée au Père, les derniers mots de Jésus aux disciples sont les suivants : «  Je vous ai dit toutes ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir, mais gardez courage. J’ai vaincu le monde. » Comme si le but ultime de toutes les paroles de Jésus, son testament spirituel, était d’établir le croyant dans la paix.
Notre paix ne vient pas du monde, des circonstances extérieures. Elle vient de notre communion de foi et d’amour avec Jésus, le Prince de la Paix. Elle est un fruit de la prière. Dieu est un océan de paix, et chaque fois que, par la prière, nous sommes en union intime avec lui, notre cœur retrouve la paix. C’est parfois une urgence et un devoir de prier jusqu’à ce que la paix revienne. Je pense que cette expérience de la prière comme lieu de pacification est un des critères de discernement de l’authenticité de notre vie de prière. Peu importe que notre prière soit pauvre et aride, du moment qu’elle porte des fruits de paix. Si, au contraire, elle n’a pas cet effet, il y a lieu de se poser des questions.
Un des beaux textes de l’Ecriture où nous trouvons cette promesse de la paix (ils sont nombreux) est le passage de la lettre aux Philippiens : « Le Seigneur est proche. N’entretenez aucun souci, mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrées d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu ; Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus. » [2]

Pourquoi chercher la paix intérieure ?

La quête de la paix intérieure est bien plus que de la recherche de la sérénité psychologique (qui n’est pas à mépriser, et qui est tellement désirée aujourd’hui ; il est bien rare qu’une publicité pour une tisane ou un week-end avec spa ne vous la promette pas…). Il s’agit d’autre chose : de s’ouvrir à l’action de Dieu. Il faut comprendre une vérité simple mais de grande portée spirituelle : plus nous tendons vers la paix, plus la grâce de Dieu est en mesure d’agir dans notre vie. Comme un lac tranquille reflète parfaitement le soleil, ainsi un cœur paisible est réceptif à l’action et aux motions de l’Esprit. « Le démon fait tous ses efforts pour bannir la paix de notre cœur, parce qu’il sait que Dieu demeure dans la paix et, c’est dans la paix qu’il opère de grandes choses »[3]. Saint Français de Sales dit de même à une de ses dirigées: « Parce que l’amour ne loge que dans la paix, soyez toujours soigneuse de bien conserver la sainte tranquillité de cœur que je vous recommande si souvent. »[4] Seul un cœur paisible est capable d’aimer vraiment.
S’efforcer de conserver la paix de notre cœur, lutter contre l’inquiétude, le trouble, l’agitation d’esprit, sont des conditions indispensables pour laisser Dieu agir, et ainsi grandir dans l’amour, et donner à notre vie la fécondité à laquelle nous sommes appelés. Saint Seraphim de Sarov n’hésitait pas à dire : « Acquiers la paix intérieure et une multitude trouvera le salut auprès de toi. »
Ajoutons que c’est seulement dans la paix que nous avons un bon discernement. Quand nous ne sommes pas dans la paix, quand nous sommes habités par le trouble, l’inquiétude, l’agitation, nous sommes alors le jouet de nos émotions, et nous n’avons pas une représentation objective du réel, nous sommes tentés de voir tout en noir et de remettre tout en cause dans notre vie. Par contre, quand nous sommes dans la paix nous y voyons clair. Saint Ignace de Loyola l’avait bien compris, en distinguant dans la vie spirituelle les périodes de « consolation et de « désolation », et en invitant à ne pas prendre de décisions engageant sa vie dans ce dernier cas, mais à rester fidèle à ce à quoi on s’était déterminé lors de la dernière période de paix.
Nous devrions en déduire cette règle de conduite : quand un problème quelconque nous a fait perdre la paix, l’urgence n’est pas de résoudre le problème dans l’espoir de retrouver ensuite la paix. L’urgence est de retrouver d’abord un minimum de paix, et de voir alors ce que nous pouvons face à ce problème. Nous éviterons des choix hâtifs et précipités, gouvernés par la peur, et ne chercherons pas à résoudre à tout prix les problèmes face auxquels nous demeurons impuissants, ce qui arrive souvent. Comment retrouver ce minimum de paix ? Essentiellement par la prière, l’écoute de la Parole, les actes de foi et de confiance en Dieu qui ne saurait nous abandonner.

Un long travail de réconciliation.

Pour acquérir la paix intérieure, outre les actes « ponctuels » à poser dans les moments de combat, que je viens d’évoquer, il est nécessaire aussi de se livrer à un travail plus en profondeur, qui résume en fin de compte toute la vie chrétienne. Ce travail implique une prise de conscience de tout ce qui n’est pas pacifié en nous, et une ouverture à la grâce, un cheminement simultané de guérison et de conversion, qui nous permette d’être de moins en moins le jouet des circonstances extérieures ou de nos blessures, et de trouver en Dieu une plus grande stabilité. Il y a là un vaste chantier, sur lequel nous ne pouvons donner que quelques pistes dans ce bref article.
Il est intéressant de remarquer que le mot « paix » dans la tradition hébraïque, s’il désigne en premier lieu ce qui s’oppose à la guerre, a aussi le sens d’achèvement, de plénitude, d’abondance. Est en paix celui qui peut dire, comme le psalmiste : «  Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ».[5] Le contraire de la paix devient alors le manque, la frustration, le vide, l’insatisfaction. Les deux significations se rejoignent : ce sont la plupart du temps nos manques, nos frustrations qui nourrissent nos conflits avec les autres. Nous ne supportons pas les autres parce que nous ne nous supportons pas nous-mêmes.
Rien ne s’oppose autant à la paix biblique que le vide intérieur, l’insatisfaction engendrée par une vie privée de sens. L’homme est appelé à un bonheur, destiné à une plénitude, fait pour être comblé, et ne supporte pas le vide. On voit bien dans le monde d’aujourd’hui combien le vide spirituel peut être destructeur : il engendre la violence, ou bien des attitudes dépressives, ou bien encore des recherches frénétiques de compensation. L’homme moderne est menacé plus que jamais par toute une série de comportements addictifs (sexe, alcool, drogue, internet, nourriture…), qui ont le plus souvent comme point de départ la tentative illusoire de combler un manque.
Remarquons aussi que, si la paix s’oppose au conflit, toutes les guerres ne sont pas des guerres ouvertes, des manifestations de violence ou d’agressivité ; outre les guerres offensives il y a aussi les guerres défensives : les comportements de peur, de repli sur soi, les tentatives de tout contrôler, les barrières qu’on élève pour se protéger de soi-même, des autres, de la vie. Cela aussi s’oppose à la paix biblique.
Tout ceci pour dire que l’acquisition de la véritable paix intérieure ne peut faire l’économie d’une prise de conscience et d’une ouverture à la grâce divine relativement à toutes les attitudes et les comportements (plus ou moins conscients) que je viens d’évoquer. Identifier nos agressivités, nos colères, nos haines, nos amertumes, mais aussi nos frustrations, insatisfactions, peurs, mécanismes de déni ou de défense, refus de vivre, qui sont l’expression d’un manque de paix et nourrissent les conflits dans lesquels nous nous enlisons trop souvent.
Pour classer la matière, on pourrait distinguer facilement quatre domaines dans lesquels se manifestent nos manques de paix :
La relation avec Dieu. Etre en paix avec Dieu signifie une attitude de disponibilité, de confiance, de gratitude. Alors que parfois on peut le fuir, se fermer, se méfier de lui. On peut lui en vouloir pour telle souffrance vécue, telle attente non exaucée, telle fidélité apparemment stérile. On peut se sentir indigne ou coupable devant lui.
La relation avec soi-même : ne pas s’accepter tel que l’on est, ce qui est extrêmement fréquent. Se mépriser, se juger, être perpétuellement mécontent de soi…
La relation avec autrui : peurs, fermetures, mais aussi amertumes, rancunes, pardons refusés…
Et j’ajouterais : manque de paix dans la relation avec l’existence, avec la vie. Regrets par rapport au passés, inquiétudes quant à l’avenir, incapacité à assumer la vie présente, perte du sens et   du goût de ce que nous vivons…
Tout cela pour dire en conclusion que l’acquisition de la paix intérieure suppose un long travail de réconciliation : réconciliation avec Dieu, avec soi-même et sa faiblesse, avec le prochain, avec la vie. Tâche laborieuse, qui demande patience et persévérance, mais tout à fait possible, car c’est justement pour cette œuvre de réconciliation que le Christ nous est donné, lui qui est venu faire la paix par le sang de sa Croix. Réconciliant l’homme avec Dieu en lui manifestant le vrai visage du Père, il réconcilie progressivement l’homme avec lui-même, avec son prochain, avec la vie. Seul le Christ est notre paix, comme l’affirme saint Paul dans la lettre aux Ephésiens, car nous avons en lui « libre accès auprès du Père ».[6]

Père Jacques PHILIPPE

***
[1] Etty Hillesum Une vie bouleversée Collection « Points », éditions du Seuil, page 169
[2] Phil 4, 5-7
[3] Lorenzo Scupoli Le combat spirituel. Auteur du XVIe siècle qui a beaucoup influencé François de Sales.
[4] Lettre à l’Abbesse du Puy d’Orbe
[5] Ps 23,1
[6] Eph 2, 14-18

sabato 21 ottobre 2017

Consigli per discernere i discorsi ingannevoli.




(Diego Fares) Come discernere se un discorso viene dallo «spirito buono» e ci avvicina a Gesù, o se invece è animato dallo «spirito cattivo», anche quando chi lo pronuncia afferma di voler «dire la verità»? È l’interrogativo a cui, partendo dall’esperienza spirituale di Pietro Favre (1506-1546), canonizzato dal Pontefice il 17 dicembre 2013, risponde un articolo scritto per la Civiltà Cattolica di cui anticipiamo ampi stralci.

Ogni tanto capita di leggere articoli che attaccano la Chiesa e il Papa. Sì, la Chiesa e il Papa, perché si tratta di un attacco a entrambi, sebbene qualcuno affermi di attaccare il Papa per difendere la dottrina della Chiesa; come pure altri dicono di difendere il Papa mentre se la prendono con la Chiesa. Il linguaggio che essi usano non sembra complicato: i titoli su intrighi di potere, veleni tra alti prelati, lotte interne alla Curia, clamorosi errori pastorali o politici e minacce alla dottrina cattolica, sono chiarissimi e diretti. Ma un linguaggio semplicistico non è un linguaggio semplice, sebbene possa assomigliargli, proprio come la zizzania all’inizio assomiglia al grano buono. 
L’uomo della parabola lo discerne a colpo d’occhio: se c’è zizzania, è perché un nemico l’ha seminata (cfr. Matteo, 13, 28). Ma non si deve cercare di estirparla tutta prima del tempo, perché si corre il rischio di strappare insieme con essa anche il grano. Tuttavia è bene, quando le troppe erbacce soffocano il grano buono, tagliarne un po’ per dare respiro alle piante. Quando, in una discussione, i toni si alzano troppo e le parole cominciano a ferire, se si vuole continuare a dialogare, occorre abbassare i toni e «curare il linguaggio».
Qualcuno giustifica un linguaggio scandaloso dicendo che sono i fatti di cui si parla a essere tali. Se bastasse questa giustificazione, dovrebbe accadere lo stesso quando il Papa afferma che c’è corruzione in Vaticano o quando condanna uno scandalo. Ma la verità non consiste soltanto nei «fatti» che chiunque può riferire in modo soggettivo, senza preoccuparsi di chi sta ascoltando o leggendo. Parafrasando alcuni commenti su questo genere di notizie, si potrebbe dire che un certo tipo di linguaggio attacca soprattutto lo «splendore della verità».
Avere tutti maggiore cura del linguaggio che usiamo non è meno vitale dell’avere cura della qualità dell’aria del pianeta. E tale cura del linguaggio non riguarda soltanto i concetti e le immagini che scegliamo di utilizzare per intessere un discorso razionale: piuttosto ha a che fare con l’attenzione e il rispetto che hanno l’uno verso l’altro coloro che dialogano e cercano assieme la verità. 
Dato il livello di sofisticazione del linguaggio attuale, non è facile discernere con chiarezza quando si presenta un discorso ingannevole. Ce ne sono di vari generi. Su questo cammino di crescita nel discernimento del linguaggio ci facciamo aiutare da alcuni criteri indicati da san Pietro Favre, il gesuita compagno di Ignazio e di Francesco Saverio. Favre, a giudizio di Ignazio, era la persona che dava meglio gli Esercizi spirituali e aveva il carisma del discernimento e della conversazione spirituale: sapeva dialogare con tutti e aveva modi particolarmente rispettosi e convincenti nei confronti dei suoi avversari. 
Il primo criterio egli lo spiega così: «Durante la messa mi nacque un altro desiderio, che cioè tutto il bene che potrò compiere, l’abbia a fare con la mediazione dello Spirito buono e santo. E mi venne l’idea che a Dio non piaccia la maniera con cui gli eretici vogliono fare certe riforme nella Chiesa. Sebbene infatti dicano delle cose vere, ciò che capita anche ai demoni, non lo fanno con quello spirito di verità che è lo Spirito santo». 
Pietro Favre fa notare che non basta «dire cose vere», ma bisogna dirle con quello spirito di verità che è lo Spirito santo. Purché poi si voglia davvero che quelle cose aiutino a correggere concretamente un errore o un cattivo comportamento. Favre, in pratica, distingue tre «verità»: le cose vere (i fatti), lo spirito di verità (ossia la disposizione d’animo con cui si dicono «le cose vere»), e lo Spirito della verità come persona. Tra la verità dei fatti e lo Spirito della verità si colloca appunto lo spirito di verità o «spirito buono», il quale permette ai fatti della vita — anche al peccato — di connettersi con la grazia, che ordina tutto al bene. È utile possedere questo tipo di discernimento quando si tratta di giudicare se qualcosa è vero o falso. In un discorso va considerata e valutata la capacità che esso ha, nel suo insieme e in ciascuna parola, di essere usato per il bene dallo Spirito. E, d’altra parte, va soppesata la capacità che esso ha, nel suo insieme o in qualcuna delle sue parti, di bloccare l’azione dello spirito buono o di rafforzare quello cattivo. Quella che dunque potrebbe sembrare una piccola differenza — dire bene una cosa vera, oppure dirla con scherno, ira e disprezzo — in realtà è in grado di attivare grandi cambiamenti. Una verità detta con mitezza e rispetto è una mano tesa che crea ponti. Invece, una verità detta con asprezza e mancanza di rispetto è un ceffone che ostacola il dialogo e la comprensione reciproca.
San Pietro Favre ci offre un secondo criterio per discernere il modo di parlare secondo lo Spirito della verità. Egli chiede al Signore di insegnargli a parlare bene — sotto l’influsso dello Spirito santo — delle cose di Dio, e si accorge di fare esperienza di un «meno». Sente che nel suo linguaggio c’è qualcosa che, se non sta attento, può togliere efficacia alla grazia che ha ricevuto, nel momento in cui egli comunica questa esperienza a un altro. Favre dice così: «[Domandavo al Signore che] mi insegnasse come parlare di cose già prima intuite, per me o per gli altri, sotto l’influsso dello spirito buono. Di continuo infatti io dico, scrivo e faccio una quantità di cose senza badare allo spirito nel quale prima le avevo sentite. Così mi capita, ad esempio, di esprimere alla familiare, con gaiezza e animo scherzoso, ciò che per l’innanzi avevo provato in uno spirito di compassione e d’intima lacerazione: chi ascolta ne ricava minor frutto perché la verità vi è detta secondo uno spirito meno buono di quello con cui era stata recepita».
Favre attribuisce tutto questo al fatto di aver espresso la grazia ricevuta con uno spirito «meno» buono di quello con cui l’aveva ricevuta. E attribuisce questo minore grado di bontà a quello che potremmo chiamare un «cambiamento di tono»: ha espresso in modo scherzoso ciò che prima in lui aveva suscitato compassione. Si tratta di quei linguaggi in cui si nota un cambiamento di tono e di registro che «sminuisce» l’altro — lo squalifica, lo denigra — oppure si parla di cose importanti, persino sacre, in modo semplicistico o riduttivo.
Sant’Ignazio esprime questo tipo di tentazione con una regola di discernimento che mostra come non sempre lo spirito cattivo cerchi il male maggiore: «Se nel caso dei pensieri suggeriti si va a finire in qualche cosa cattiva o futile o meno buona di quella che l’anima si era prima proposta di fare, o la infiacchisce o inquieta, o conturba l’anima, togliendo la sua pace, tranquillità e quiete che prima aveva, è chiaro segno che questo procede dal cattivo spirito». Inoltre, questo «male minore» a volte viene cercato volutamente da chi si accorge che, se mirasse a un male maggiore, non avrebbe successo. Tutto questo ritorna spesso nei discorsi che si fanno sul Papa e sulla Chiesa, ed è la maniera più facile per far sì che molta gente “se la beva” senza accorgersene. 
Un terzo criterio, tra quelli indicati da Favre e che può tornare utile in questa riflessione, è quello del «magis ignaziano». Sant’Ignazio è l’uomo del magis («di più»), della «maggior gloria di Dio». Ma non si tratta di un «di più» ideale, di una perfezione proposta in astratto, che poi bisognerebbe cercare di realizzare, bensì di un «di più» concreto, possibile, incarnato nella vita, che tiene conto dei tempi, dei luoghi e delle persone. In definitiva, è il passo avanti che il Padre gradisce e che lo Spirito santo ci invita a fare. Può trattarsi di un grande passo, come quello della conversione di san Paolo o quello del gesto di san Massimiliano Kolbe, che ha dato la propria vita per salvare un condannato a morte; oppure di un piccolo passo, come quello che fa un bambino per saltare una pozzanghera. Piccolo o grande che sia, questo passo è un «più nello Spirito». Afferma Favre: «In generale quanto più alto sarà lo scopo che tu avrai proposto all’attività, alla fede, alla speranza e all’amore di un uomo perché egli vi dedichi tutte le sue forze affettive e operative, tanto più sarà probabile gli si mettano in moto gli spiriti buoni e cattivi [...], cioè quello che dà forza e quello che debilita, quello che illumina e quello che annebbia e oscura, insomma il buono e l’altro che gli è opposto».
In contrasto con la dimensione propria del linguaggio di Francesco, che esorta ciascuno — anche i suoi critici — a pensare al passo avanti da fare personalmente, esistono affermazioni che esortano a fare un passo avanti, ma finalizzato a individuare quale Papa precedente o quale enciclica o dogma di fede Francesco starebbe attaccando. Ecco il criterio per discernere quei linguaggi che seguono la logica dei farisei e dei dottori della legge, i quali, quando Gesù faceva un bene concreto — a esempio, guariva di sabato un uomo che aveva la mano paralizzata — lo accusavano di infrangere la legge. Il movimento di questi linguaggi è del tutto contrario a quello dell’incarnazione, in cui le parole e le azioni particolari non cercano di attaccare nessuno né di distruggere qualcosa, ma si propongono di trasmettere la grazia a una persona che si trova in un luogo e in un tempo determinato. Le affermazioni o insinuazioni sul fatto che Francesco attaccherebbe l’enciclica di Giovanni Paolo II Veritatis splendor non meriterebbero neppure di essere menzionate, se non fosse per il fatto che la gente semplice resta perplessa e scandalizzata quando cose simili vengono dette in maniera categorica e solenne. Il fatto che Francesco, nella sua esortazione apostolica Amoris laetitia, che raccoglie i risultati di due sinodi sulla famiglia, dica che «non tutte le discussioni dottrinali, morali o pastorali devono essere risolte con interventi del magistero» (Amoris laetitia, 3) è in perfetta consonanza con lo spirito della Veritatis splendor, in cui Giovanni Paolo II conclude «il discernimento di alcune tendenze della teologia morale odierna» con questa esortazione: «Bisogna però che noi, Fratelli nell’Episcopato, non ci fermiamo solo ad ammonire i fedeli circa gli errori e i pericoli di alcune teorie etiche. Dobbiamo, prima di tutto, mostrare l’affascinante splendore di quella verità che è Gesù Cristo stesso» (Veritatis splendor, 83). Francesco fa sua e amplia questa «esortazione apostolica» di san Giovanni Paolo II. Infatti, la verità non rifulge nelle definizioni, nemmeno in quelle della Veritatis splendor, ma nell’uomo vivo.

L'Osservatore Romano

giovedì 9 marzo 2017

La santa quarantena



(di Cristiana de Magistris) Il tempo di Quaresima è sempre stato considerato dalla cristianità di tutti i tempi una sorta di grande ritiro fatto da tutti i figli della Chiesa che, con quaranta giorni di raccoglimento e di penitenza, si preparavano alla grande festa della Pasqua. Era il mezzo più potente che la Chiesa da sempre prescriveva ai suoi figli per richiamarli dalle effimere attrattive del mondo e per ravvivare in essi la fedeltà al loro unico Signore.
Infatti – scrive Dom Guéranger – «Che cosa siamo quaggiù? Degli esiliati, degli esseri in catene, in preda a tutti i pericoli che Babilonia ci nasconde. Orbene, se amiamo la Patria, se desideriamo rivederla, dobbiamo romperla con le false lusinghe di questo perfido straniero e respingere lungi da noi quella tazza, alla quale s’inebria una gran parte dei nostri fratelli di cattività. Essa c’invita ai trastulli ed ai piaceri; ma le nostre arpe devono rimaner sospese ai salici presso le rive del suo fiume, fino a quando ci sarà dato il segnale di rientrare in Gerusalemme. Vorrebbe impedirci di riascoltare i canti di Sion entro le sue mura, come se il nostro cuore potesse star contento lontano dalla Patria, mentre un esilio eterno sarebbe la pena della nostra infedeltà».
Per sottrarre i cristiani agli allettamenti del mondo, nella società cristiana d’un tempo, durante la Santa Quarantena, si sospendevano le attività nei tribunali e le guerre; erano proibite le nozze e gli sposi erano esortati a vivere in continenza. Tutti i cristiani, riuniti come in una grande milizia, combattevano insieme i loro tre grandi nemici, il mondo, la carne e il demonio, con le tre armi che la Santa Chiesa raccomandava loro in questo santo tempo: la preghiera, il digiuno, l’elemosina.
La Chiesa – scrive dom Guéranger – vedeva in loro «un immenso esercito, che combatte giorno e notte contro il nemico di Dio». Per questa ragione «il Mercoledì della Ceneri essa nella Liturgia chiamava la Quaresima la carriera della milizia cristiana». Si trattava di uno spettacolo che il Cielo e la terra guardavano ammirati, e l’inferno gemeva. Tutti i cristiani, come un esercito spiegato in battaglia, si ritiravano nel deserto della Quaresima per pregare e digiunare col loro Signore, sospendendo, oltre alle guerre e alle attività dei tribunali, anche la caccia. Solo gli annali della storia possono testimoniare quanto sangue è stato risparmiato durante le guerre, grazie alla sospensione delle attività belliche per via della Quaresima. Il digiuno e l’astinenza erano rigorosissimi.
I cristiani rinunciavano a cibarsi di carne e talvolta anche di latticini. Le dispense erano concesse con molta discrezione tanto che, solo per portare uno dei tanti esempi, quando nel 1297 il re Venceslao di Boemia, caduto ammalato, non poteva sostenere i rigori del digiuno quaresimale, si appellò al papa Bonifacio VIII per ottenere la dispensa di mangiare carne. Il Papa incaricò allora due Abati di accertarsi dello stato reale di salute del Re e, ottenutane favorevole sentenza, concesse la dispensa, ma alle seguenti condizioni: che i venerdì, i sabati e la vigilia di S. Mattia rimanessero esclusi dalla dispensa e che il Re prendesse cibo privatamente e con sobrietà. Tale era il rigore e la serietà con cui si dispensava da un obbligo che era considerato tra i più sacri che avesse il Cristianesimo.
La Quaresima si apriva con l’imposizione delle Ceneri che venivano poste sul capo dei fedeli con le parole: «Ricordati, o uomo, che sei polvere e che in polvere ritornerai». Sono queste le vestigia di una più antica cerimonia durante la quale i pubblici peccatori dovevano sottostare ad una pubblica penitenza. Il Mercoledì delle Ceneri il Vescovo benediceva i cilici che essi avrebbero dovuto portare durante la santa Quaresima. Poi, mentre tutti cantavano i Salmi penitenziali, i penitenti venivano espulsi dal luogo santo a causa del loro peccato, come Adamo dal Paradiso terrestre. Essi non deponevano gli abiti della penitenza e non rientravano in chiesa se non il Giovedì santo, dopo aver ottenuto il perdono con la penitenza quaresimale, la confessione e l’assoluzione sacramentale.
Questa funzione venne poi generalizzata e, nel 1091, papa Urbano II prescrisse che le Ceneri fossero imposte anche ai semplici fedeli, poiché tutti abbiamo peccato. «L’osservanza della Quaresima – ammonì solennemente papa Benedetto XIV – è il vincolo della nostra milizia: per mezzo di questa distinguiamo i nemici della Croce di Gesù Cristo, per mezzo suo allontaniamo dal nostro capo i castighi della collera di Dio; con essa protetti dal celeste soccorso durante il giorno, ci fortifichiamo contro lo spirito delle tenebre. Se questa osservanza viene a rilassarsi, è a tutto detrimento della gloria di Dio, a disdoro della religione cattolica, a pericolo delle anime cristiane; e senza alcun dubbio questa negligenza diviene fonte di disgrazie per i popoli, di disastri nei pubblici affari e di infortuni per quelli privati».
Tutta la liturgia Quaresimale della Chiesa era un invito alla penitenza col duplice scopo di emendare la propria vita e scongiurare i castighi di Dio causati dalle nostre colpe. Nella Colletta del Giovedì dopo le Ceneri, ad esempio, la Chiesa così fa pregare i suoi figli: «O Dio, che dalla colpa siete offeso e dalla penitenza placato, riguardate propizio le preghiere del popolo che Vi supplica ed allontanate da noi i flagelli della Vostra collera meritati dai nostri peccati». È dunque la Chiesa stessa che con la sua sacra Liturgia sconfessa, uno per uno, quei cristiani e quegli uomini di Chiesa che negano l’esistenza dei castighi di Dio e la punizione che essi attirano sull’umanità impenitente. 
Ora, che l’osservanza quaresimale si sia rilassata fino quasi a scomparire e che le conseguenze siano state disastrose per la cristianità non v’è chi possa negarlo. Già nel lontano 1966, con la Costituzione apostolica che porta l’ironico titolo di Paenitemini, Paolo VI riformò in modo drastico e radicale tutta la disciplina penitenziale della Chiesa, demandando sconfinati poteri di dispensa alle Conferenze Episcopali, ai Superiori degli Ordini religiosi e ai parroci. Perso sciaguratamente il senso del peccato, per logica conseguenza si è smarrito il senso dell’espiazione, e dunque della penitenza. Ma l’uomo che non controlla i suoi sensi con l’ascesi cristiana è inevitabilmente vittima delle sue passioni, quantunque avvolte nel manto di una non ben definita misericordia.
Che dell’antica e sana disciplina della Quaresima non sia rimasto neppure un lontano vestigio lo prova il fatto che, nel 2010, il compianto Card. Biffi, per esortare i fedeli alla penitenza quaresimale, non poté che appellarsi alla ragione e al buon senso. Nell’omelia del Mercoledì delle Ceneri, disse con la sua immancabile ironia: « L’umanità in molte circostanze sembra affetta da schizofrenia: cerca il proprio bene, e di fatto corre verso il proprio male; esalta l’uomo a parole, e lo avvilisce nei fatti: lo esalta fin quasi a difenderlo dall’amore del suo Creatore e a sottrarlo all’influenza di Dio, che pur vuol solo il suo bene; e lo avvilisce, lasciandolo in balìa dell’egoismo umano, che invece arriva a manipolare e a uccidere. Moltiplica i mezzi che in se stessi non dànno motivo e significato all’esistere e all’agire, e trascura di guardare ai fini e ai traguardi di tutto il suo agitarsi».
La perdita dei valori cristiani – aggiungeva – prima ancora che un peccato contro la religione è un peccato contro la ragione e il buon senso. Ed ecco allora che la Chiesa «ci propone con la Quaresima una cura di ragionevolezza». Molto acutamente, qualche decennio prima, Gilbert K. Chesterton aveva già notato che «il mondo moderno ha subito un tracollo mentale, molto più consistente del tracollo morale». Occorre assolutamente recuperare il retto uso della ragione e a questo fine, osservava il Card. Biffi, «la misericordia del Signore ci pone davanti l’antidoto della mortificazione liberamente decisa e attuata, l’antica ricetta della penitenza, divenuta di grande attualità. Ritrovare la strada della rinuncia (…) vuol dire incamminarsi verso la guarigione».
Ancora il grande Principe del paradosso, G. K. Chesterton, aveva detto che «l’uomo moderno non vuol più accettare la dottrina cattolica secondo cui la vita umana è una battaglia; vuole solo sentirsi dire che è una vittoria». Ma nessun uomo si è mai illuso di poter vincere senza prima combattere. E il cristiano, che non abbia smarrito l’uso di ragione e un po’ di buon senso, deve ricordare che appartiene ad una Chiesa “militante” e che il combattimento per tale Madre è il più grande vanto dei suoi veri figli.

mercoledì 3 agosto 2016

Come diventare ricchi senza lavorare




Sarete ricchi nella misura in cui conterete soltanto sulla Provvidenza.
(san Giovanni Maria Vianney)

***

 Domani celebriamo la memoria di San Giovanni Maria Vianney, patrono dei sacerdoti e specialmente dei parroci. La sua grande umiltà sia di esempio a voi, cari giovani, per vivere la vita come dono di Dio; il suo abbandono fiducioso in Cristo Salvatore sostenga voi, cari ammalati, nell’ora della sofferenza; e la sua testimonianza cristiana dia il coraggio a voi, cari sposi novelli, di professare la vostra fede senza vergogna. 
Papa Francesco, Udienza generale di oggi, 3 agosto 2016

****

Per 35 anni Satana gettò tutto quello che aveva contro il santo sacerdote.


***

Risultati di ricerca

Curato Di Ars PENSIERI - Atma-o-Jibon

www.atma-o-jibon.org/italiano9/curato_di_ars_pensieri.htm

Curato D'Ars SERMONI DEL CURATO D'ARS SCRITTI SCELTI Città nuova - 1976. Abbiamo cercato di raccogliere i pensieri sotto alcuni titoli. Va da sé che ...
Hai visitato questa pagina 2 volte. Ultima visita: 03/08/16

CURATO D - Atma-o-Jibon

www.atma-o-jibon.org/italiano9/curato_di_ars_sermoni1.htm

CURATO D'ARS PENSIERI DEL CURATO D'ARS ... SI, se abbiamo la fortuna di essere nella grazia di Dio, o faremo ricorso alla preghiera, o saremo certi di ...
Hai visitato questa pagina 4 volte. Ultima visita: 03/08/16

Kairos: Vita e aneddoti del santo curato d'Ars

kairosterzomillennio.blogspot.com/2015/08/vita-e-aneddoti-del-santo-curato-dars.html

Kairos. martedì 4 agosto 2015. Vita e aneddoti del santo curato d'Ars. Pubblicato da vito luigi valente a 11:26 · Invia tramite emailPostalo sul blogCondividi su ...

Kairos: San Giovanni Maria Vianney, modello per i sacerdoti

kairosterzomillennio.blogspot.com/.../san-giovanni-maria-vianney-modello-per.html

04 ago 2015 - L'umiltà è stata la cifra autentica della vita di san Giovanni Maria Vianney – noto come "curato d'Ars" per il luogo in cui esercitò la sua intensa ...

giovedì 28 luglio 2016

Seppellire i morti





Mikalojus Ciurlionis, Sinfonia del funerale, 1903, pastello su carta, 73 x 62.3 cm

***
Vita Pastorale, Luglio 2016
di ENZO BIANCHI
Articolo ripreso dall'Osservatore Romano del 13 Luglio 2016 (WEB - PDF)
È significativo che nel Credo, la professione di fede cristiana, si ricordi che Gesù “morì e fu sepolto” (cf. 1Cor 15,3-4), dove questa seconda parte non indica solo un evento puntuale, conseguenza della morte, ma anche una precisa azione compiuta da alcuni discepoli di Gesù (cf. Mc 15,46-47 e par.; Gv 19,40-42): egli non solo raggiunse la terra, nell’antro di una grotta, ma “fu sepolto”. I vangeli attestano che anche Giovanni il Battista, una volta decapitato, fu posto in un sepolcro dai suoi discepoli (cf. Mc 6,29; Mt 14,12).
In verità tutta la Bibbia dedica molta attenzione al seppellimento e alla tomba, a partire dalla sepoltura di Sara a Ebron nella grotta di Macpela, all’interno della proprietà venduta dagli hittiti ad Abramo, non avendo egli ancora conosciuto la realizzazione della promessa della terra fattagli da Dio (cf. Gen 23). Da quel momento la sepoltura diventa decisiva per i credenti nel Dio di Abramo, di Isacco e di Giacobbe, segno della giustizia di chi muore e finisce in una tomba. Chi invece non viene sepolto, appare come castigato da Dio, come un empio che non merita la sepoltura (cf. Dt 28,26; Is 34,3; Ger 16,4-6; 25,33; Sal 79,2-3). Rincresce che i cristiani abbiano accettato con tanta facilità, per ragioni di spazio (che manca, si dice) ed economiche (costa meno), la cremazione del corpo e spesso pratichino la dispersione delle ceneri del defunto in fiumi, mari, boschi… Sono forse senza colpa quanti, ignoranti e inconsapevoli, finiscono per dare ai loro cari la sorte degli empi. Ma va detto con chiarezza: a partire da Abramo i credenti, a causa della loro fede nell’umano che ha vissuto in un corpo (corpo che l’uomo non solo ha, ma è!) e nella resurrezione, devono dare sepoltura ai morti e conservarne un memoriale attraverso la tomba. D’altronde, la paleontologia ci avverte sul fatto che il seppellire i morti segna una svolta nell’evoluzione. I primi umani si distinguono dagli animali proprio a causa del loro dare sepoltura ai morti: non li lasciano abbandonati alle intemperie, preda degli animali, ma li collocano in luoghi appartati, ne ricompongono il cadavere dandogli una posizione significativa e presto li venerano, li onorano con doni, cose preziose e anche cibi, quasi a esprimere il loro desiderio che vivano ancora.
La sapienza di Israele chiede: “Il tuo amore (cháris) si estenda a ogni vivente, ma anche al morto non negare il tuo amore (cháris)” (Sir 7,33); e ancora: “Figlio, versa lacrime sul morto, e come uno che soffre profondamente inizia il lamento; poi seppelliscine il corpo secondo le sue volontà e non trascurare la sua tomba” (Sir 38,16). Ispiratore della settima e ultima azione di misericordia corporale (aggiunta alle sei indicate in Mt 25,31-46) è certamente il libro biblico di Tobia, nel quale la sepoltura degli uccisi dalla violenza degli Assiri è presentata come azione gradita a Dio quanto la preghiera innalzata a lui (cf. Tb 1,17-19; 2,1-8; 12,12). Nel Nuovo Testamento il seppellimento e la tomba sono anche espressione della fede nella resurrezione della carne, dei corpi dei credenti, oltre che onore e segno d’amore verso chi ha compiuto l’esodo da questa vita al Padre. Accompagnare il morto fino alla tomba è deporlo là dove, seppur andando in corruzione e ritornando a essere terra, ascolterà la voce del Signore che lo richiamerà alla vita eterna (cf. Gv 5,25.28-29) e lo farà rivivere non come cadavere rianimato, non come terra ritornata a essere cenere, ma come corpo animato dalla vita dello Spirito santo, vita eterna donata da Dio agli umani da lui creati e voluti quali figli. È noto che le catacombe, luogo sotterraneo in cui i primi cristiani seppellivano i loro morti, erano anche luogo di preghiera e di celebrazione eucaristica, luogo di venerazione dei corpi o di ciò che restava (le reliquie) dei martiri, testimoni di Cristo fino al sangue, al dono della vita.
In tali pratiche era all’opera la fede biblica, ma anche, soprattutto nel Mediterraneo, la pietas che prevedeva attenzione e riti particolari nei confronti dei morti. Si pensi, per esempio, ad Antigone, l’eroina che contesta il potere e le leggi vigenti, in nome di “leggi non scritte e non mutabili” (Sofocle, Antigone 454-455): in tutta la cultura greco-romana la sua figura è esemplare per la misericordia usata verso chi è nostro fratello in umanità, qualunque colpa abbia commesso. Di fronte all’evento della separazione noi umani vogliamo affermare la forza della comunione vissuta e, sfidando la morte, osiamo sperare che tale comunione sarà ritrovata, perché non può andare perduta. Ciò che dà valore all’aver vissuto – lo sappiamo bene – è l’amore, la comunione: se questi fossero perduti per sempre, che senso avrebbe la vita? Ecco ciò che ispira l’azione del seppellire i morti, del porre un segno nello spazio, anche nel piccolo spazio della tomba, che una persona ha vissuto tra noi e che nella tomba vi sono i suoi resti; è un luogo che ce la ricorda, che diventa un tramite per continuare a dirle il nostro amore, la nostra cura, la nostra volontà che il legame continui, sebbene in forma diversa.
Non posso scrivere di quest’opera di misericordia corporale senza manifestare ciò che mi abita per le esperienze vissute in prima persona nell’infanzia, nella giovinezza e ancora oggi. Cosa significava, soprattutto un tempo, seppellire un morto? Innanzitutto il morto era uno che era stato da noi accompagnato fino alla sua fine. Se la morte non giungeva improvvisa(“A subitanea et improvisa morte libera nos, Domine”, si pregava nelle litanie), si aveva cura del malato per alleviargli il dolore e perché non si sentisse solo e abbandonato. Chi era legato al morente da parentela o affetto, mostrava proprio nell’accompagnarlo verso la morte la qualità di tale relazione. Si trovava il tempo necessario, non si abbandonava il malato ai medici e all’ospedale, e anche la chiesa aveva la possibilità di farsi “traghettatrice” tra questo mondo e il Regno. Vi erano preti in numero sufficiente, capaci di andare al capezzale del morente, di amministrargli i sacramenti che infondevano forza di fronte all’enigma e ridavano pace, con la remissione dei peccati, a chi sapeva di incontrare il temibile e misericordioso Giudice della propria vita. Sovente il prete e il chierichetto (quest’ultimo ero io) restavano al capezzale del morente fino all’ultimo respiro, quando con autorevolezza la voce ferma proclamava: “Parti, anima cristiana, da questo mondo, nel nome del Padre che ti ha creato, del Figlio che ti ha redento, dello Spirito santo che ti ha santificato”. A chi è morto a Bose ho avuto finora la grazia di essere accanto a lui/lei, di mettere la mia mano nella sua e di poter dire queste parole, vedendo poi il morente spirare in una grande pace. Questo accompagnamento è decisivo, perché la morte è la prova più grande che ci attende ed essere accompagnati è ciò che più ci aiuta a fare della morte stessa un atto, non a subirla, a ridare puntualmente a Dio la vita, non a lasciare passivamente che ci venga strappata.
Dopo la morte, il seppellimento: lo si sa ancora fare oppure si chiamano gli addetti specializzati a compiere azioni che addirittura ci ripugnano, tanto ormai abbiamo rimosso e negato la morte? Il morto va lavato, prima dell’irrigidimento cadaverico, va rivestito in modo che risplenda la sua dignità, va composto in una postura che gli dia onore e lo renda il più possibile eloquente, come è stato in vita. Anche in questo noi umani ci distinguiamo dagli animali, che non seppelliscono i loro morti. I riti che abbiamo elaborato hanno un profondo significato per noi che restiamo e per le generazioni dopo di noi, che dovranno anch’esse imparare a morire e a seppellire i morti. Purtroppo oggi molte morti sono anonime, i parenti stessi non sanno né vogliono più fare il lutto, né affrontare ciò che è necessario per seppellire i loro cari. Tutto è demandato alle imprese di pompe funebri, affinché dispongano loro ciò che noi non sappiamo fare, privandoci di esperienze che sarebbero utili e fonte di insegnamento, nonché di relazioni sociali. Così anche i nostri morti non sono più il nostro prossimo e il rapporto con loro è lasciato in mano ad altri…
Al contrario, non posso dimenticare che, quando ero piccolo, dopo aver accompagnato il morto in chiesa e poi al cimitero, tornati a casa si celebrava con un pranzo la comunione che il morto aveva vissuto con tutti quelli che erano a tavola insieme. Il pasto era preparato non dalla famiglia del defunto, che non ne aveva il tempo, ma dagli amici, che contribuivano ciascuno con una portata. Che comunione umana, che celebrazione, che ringraziamento! La morte era un’occasione di rinnovamento degli affetti e della comunione: a tavola si ricordava il morto, narrando gli uni agli altri l’affetto che si era vissuto con lui, a volte anche tutti insieme, come suoi amici.
Tornando all’oggi, va detto che, oltre alle imprese funebri, le altre azioni verso il morto sono delegate alla chiesa oppure, sempre più, ad agenzie incaricate di apprestare camere ardenti, di predisporre musiche, di organizzare un rito che preveda interventi e parole di parenti o amici, non secondo una forma che scaturisca dalla vita (come nei riti religiosi tradizionali), ma secondo un copione mutuato da film o fiction…
Va riconosciuto che, tra tutte le azioni di misericordia corporale, la sepoltura dei morti è quella di cui meno ci si preoccupa; anzi, oggi è diventata quasi impossibile da viversi con consapevolezza e sentimenti umani. La compassione, la misericordia anche verso i morti appartengono a quelle “leggi non scritte e non mutabili” che emergono, o dovrebbero emergere, dal cuore di ogni persona e che richiedono per chi muore un luogo, il cimitero, in cui si dorme e si riposa; in cui, per la fede cristiana, c’è il segno di una vita che non può andare perduta e che al di là della morte riceve una nuova forma, quella della vita eterna. Dal modo di seppellire i morti si misura il livello di umanizzazione di una società o di una generazione umana, come affermava già Pericle. E quando così non avviene, ecco apparire le fosse comuni delle stragi e dei genocidi, le tombe violate dal fanatismo razzista, i corpi abbandonati perché non c’è più umanità. Sì, il modo in cui si muore e in cui si seppelliscono i morti dicono la qualità umana di una società e anche la qualità della fede nella resurrezione della carne.
Infine, non si dimentichi che anche questa azione di misericordia corporale causa un grande bene a chi la compie: lo porta a riflettere sull’interrogativo della morte, su ciò che la morte è come enigma/mistero per ciascuno; a misurare il proprio limite; a discernere ciò che è essenziale alla vita; a riflettere su cosa sono gli altri per noi; a misurare se il nostro amore dura finché l’altro ci è utile oppure se resta anche quando l’altro non c’è più. La fede cristiana ci rivela che, con il battesimo, siamo stati con-morti con Cristo e siamo stati con-sepolti con lui, per rinascere con lui nella resurrezione (cf.Rm 6,3-5; Col 2,12). Siamo dunque stati con-sepolti con Cristo, e praticare questa azione verso gli altri è dire “amen” al nostro cammino insieme a Gesù verso il Padre, Dio.
Pubblicato su: Vita Pastorale

giovedì 23 giugno 2016

Imparare a pregare 3



Capitolo 1: Le poste in gioco della preghiera

"La nostra vita varrà quello che varrà la nostra orazione"
MARTHE ROBIN

 5. Conoscenza di Dio e conoscenza di sè.

a) Uno dei frutti della preghiera è il fatto di entrare progressivamente in una conoscenza di Dio e in una conoscenza di se stessi.
La preghiera ci introduce a poco a poco in una vera conoscenza di Dio, non di un Dio astratto, lontano, non il Dio dei filosofi e neanche quello di una certa teologia fredda e cerebrale, ma il Dio personale, vivente e vero, il Dio di Abramo, di Isacco e di Giacobbe, il Padre del Signore nostro Gesù Cristo.
La preghiera ci permette di passare dalle nostre idee su Dio a una esperienza di Dio, cfr. Gb. 42, 5: " Io ti conoscevo per sentito dire, 
ma ora i miei occhi ti vedono".
L'oggetto principale di questa rivelazione personale di Dio è conoscerlo come Padre. Per mezzo di Cristo, nella luce dello Spirito, Dio si rivela come Padre, cfr. Rm. 8, 15-16:
"E voi non avete ricevuto uno spirito da schiavi per ricadere nella paura, ma avete ricevuto uno spirito da figli adottivi per mezzo del quale gridiamo: "Abbà, Padre!". 
Lo Spirito stesso attesta al nostro spirito che siamo figli di Dio". 
La paternità di Dio per noi è la realtà più profonda che esista, la più ricca e inesprimibile, un abisso inconcepibile di vita e di misericordia. Non c'è nulla di più felice che essere figli. In ogni istante della nostra vita, attendere tutto con fiducia dal dono di Dio. "Com'è dolce chiamar Dio Padre nostro", diceva Teresa di Lisieux, versando lacrime di felicità.

b) La conoscenza di Dio dà anche accesso alla vera conoscenza di sè. L'uomo può conoscersi davvero solo nella luce di Dio. Tutto ciò che può conoscere di se stesso mediante mezzi umani (esperienze della vita, psicologia, scienze umane...) non è da disprezzare, beninteso. Ma ciò dà solo una conoscenza limitata e parziale del suo essere. Egli ha accesso alla sua identità profonda solo nella luce di Dio. 
Questa conoscenza ha due aspetti, un aspetto sulle prime negativo, ma che sfocia poi in qualcosa di estremamente positivo.
L'aspetto negativo riguarda il nostro peccato, la nostra miseria profonda. Dinanzi a Dio non ci sono menzogne possibili, nessuna scappatoia, giustificazione, non ci sono più maschere. Siamo proprio costretti a riconoscere chi siamo, con le nostre ferite, le nostre fragilità, le nostre incoerenze, i nostri egoismi, le nostre durezze di cuore, le nostre complicità segrete con il male....
Non è cosa da poco essere esposti alla luce della parola di Dio:

"Infatti la parola di Dio è viva, efficace e più tagliente di ogni spada a doppio taglio; essa penetra fino al punto di divisione dell'anima e dello spirito, delle giunture e delle midolla e scruta i sentimenti e i pensieri del cuore. Non v'è creatura che possa nascondersi davanti a lui, ma tutto è nudo e scoperto agli occhi suoi e a lui noi dobbiamo rendere conto" (Eb.4, 12-13). 

Per fortuna Dio è tenero e misericordioso, e mette in luce le cose solo progressivamente, man mano che noi siamo capaci di sopportarlo. Dio ci mostra il nostro peccato solo rivelandoci simultaneamente il suo perdono. Scopriamo la tristezza della nostra condizione di peccatori, ma anche la nostra povertà assoluta come creature: abbiamo solo ciò che abbiamo ricevuto da Dio, e se lo abbiamo ricevuto è per pura grazia, senza che noi possiamo assolutamente attribuirci niente o gloriarci di alcunchè.
Questa tappa di verità è necessaria: non c'è guarigione senza conoscenza della propria malattia. Solo la verità rende liberi. Per fortuna però le cose non si fermano qui. Sfociano in qualcosa di più profondo e infinitamente bello: al di là dei nostri peccati e delle nostre miserie, la scoperta della nostra condizione di figli di Dio. Dio ci ama così come siamo, di un amore assolutamente incondizionato, ed è questo amore che ci costituisce nella nostra identità più profonda.

C'è come un nucleo intatto, più profondo e più essenziale dei nostri limiti umani e del male che ci colpisce: la nostra identità di figli di Dio. Sono un essere sporcato, ho un urgente bisogno di purificazione e conversione, come ha ricordato Papa Francesco ieri mattina. Eppure c'è dentro di me qualcosa di assolutamente puro ed intatto: l'amore che Dio nutre per me in quanto Creatore e Padre.

c) Ogni uomo,ogni donna è alla ricerca della sua identità, della sua personalità profonda. Chi sono io? (1). Talvolta è una domanda che ci poniamo con angoscia a metà della vita. Ho cercato di costruirmi una personalità, di realizzarmi secondo le mie aspirazioni intime, o anche secondo i criteri del successo proposti dal contesto culturale in cui vivo. mi sono immedesimato nel lavoro, nella famiglia, nelle relazioni, in varie responsabilità. Fino allo sfinimento, talvolta... Eppure resto in qualche misura vuoto, insoddisfatto, perplesso: chi sono io veramente? Tutto quello che ho vissuto fino ad oggi esprime davvero ciò che io sono?
C'è tutta una parte della mia identità che deriva dalla mia storia, dalla mia eredità, dalle cose che ho subito e dalle decisioni che ho preso, ma NON è la cosa più profonda. Questa si rivela e si dispiega solo nell'incontro con Dio, che mi purifica da tutto ciò che c'è di artificiale nella mi identità per farmi accedere a ciò che io sono veramente. La nostra vera personalità non è tanto una realtà da costruire quanto un dono da ricevere. Non si tratta di conquistare nulla, ma solo di lasciarsi generare, cfr. Lc. 3, 22: "Tu sei mio Figlio, in te ho posto il mio compiacimento". Tali parole, dette dal Padre a Gesù nel momento del battesimo, possiamo assolutamente farle nostre in virtù del nostro battesimo!


L'essenza della mia personalità consiste in due realtà che sono chiamato a scoprire poco a poco, semplici ma di una ricchezza infinita: l'amore unico che Dio ha per me e l'amore unico che io posso avere per lui. La preghiera e  l'incontro con Dio mi fanno scoprire l'amore unico che Dio ha per me. Per ogni uomo (e ancor più per ogni donna!) è un'aspirazione profonda sentirsi amato in un modo unico. Noi non vogliamo essere amati in una maniera generale, come un elemento tra gli altri di un gruppo più ampio. L'esperienza amorosa è così affascinante esattamente perchè fa intravvedere questo: un essere acquista per me un valore che non ha nessun altro e in cambio io ho ai suoi occhi un valore unico.
Questo è ciò che realizza l'amore del Padre. Sotto il suo sguardo ciascuno di noi può sperimentare di essere amato in una maniera assolutamente personale. Ciascuno di noi ha il diritto di dire: Dio mi ama come non ama nessun altro al mondo! Dio non ama due persone nello stesso modo, poichè il suo amore è proprio ciò che crea la nostra personalità, che è diversa per ciascuno.
Tale amore unico include in cambio il dono di una risposta unica. In molti santi (e soprattutto sante!) si trovano parole di questo genere: "Gesù, vorrei amarti come ancora non ti ha amato nessuno! Fare per te follie che ancora non ha mai fatto nessuno!".
Davanti a queste parole ci sentiamo assai poveri, sappiamo che non potremo mai superare l'amore di tutti color che ci hanno preceduto. Eppure questo desiderio non è vano e può realizzarsi nella vita di ogni persona: anche se non sono Teresa D'Avila o Francesco D'Assisi posso dare a Dio un amore che nessuno ha ancora dato. Quello che mi spetta offrire IN RISPOSTA all'amore che egli mi testimonia e che ricevo da lui. Ho nel cuore di Dio, nel mistero della Chiesa un posto unico, un ruolo insostituibile che non può essere assunto da nessun altro.
Ricevere come frutto della preghiera questa duplice certezza - essere amato in modo unico e poter amare in modo unico,malgrado la mia debolezza e i miei limiti - è un dono preziosissimo. E' così che si costruisce il nucleo più profondo e più solido della mia identità.

***

(1): Vedi:  Direttorio Catechetico del Cammino Neocatecumenale, Vol. 1, Catechesi del 5 giorno: "Chi sono io?"